Paris 12°, quartier de Reuilly,
table rase du passé !

15 mai 2017

Des noms de rues de Paris qui sonnent et résonnent au plus profond de notre mémoire de postiers militaires : boulevard Diderot, rue de Reuilly, rue de Chaligny !! Le diaporama qui est présenté à cet article va raviver bien des douleurs nostalgiques, mais les faits sont là, en ce mois de mai 2017, tout ce qui représentait le centre de tri des armées a été rasé. 
Exit aussi la salle de musculation du Père Noël, le poste de garde, le COMILI, le CIRFA (centre d'information et de recrutement des armées) et surtout le mess qui a su nous prodiguer de hauts moments gastronomiques.
Disparu donc ce bâtiment postal, qui en 1991 lors de son inauguration, était le signe que le ministère de la Défense reconnaissait la nécessaire activité de la Poste aux armées. son irremplaçable utilité tant ses personnels étaient unanimement reconnus par nos frères d'armes pour leur professionnalisme et efficacité. Un gage aussi de s'assurer d'un viatique vital d’existence pour de nombreuses générations à venir de postiers militaires.
Dans ces années 1990, notre avenir semblait tellement garanti que l’insouciance était de mise entre deux séjours OPEX et une certaine routine confortable entre les BPM (bureaux postaux militaires) de province, d'IDF ou au centre de tri de Paris Tri Interarmées, en attendant une future affectation Outre-mer qui ne tarderait pas à pointer.
Le glas a tinté une première fois lors de réalisation de l'audit demandé  par La Défense à La Poste en 2004 suite à des récriminations écrites anonymement de certains collègues qui sciaient inconsciemment en fait la branche sur laquelle ils étaient pourtant si bien installés. Et quand on joue avec le feu, immanquablement on s'y brûle !
Le glas sonnera une deuxième fois lorsque, par voie de conséquence, La Défense envoya un émissaire pour comprendre le fonctionnement du service de la Poste aux armées en la personne d'un colonel devenu par la suite général en remerciement de ses bons et loyaux services de restructuration du service postal des armées. En réalité, il s'imprégnait de l'existant, l'analysa et en arriva à la conclusion qu'il fallait alléger ce service postal par une totale externalisation pour l'étranger et au national conserver les compétences de La Poste civile, notamment les structures du Hub de Roissy.
C'est ce qui fut fait par la création du SPID (service postal à l'international pour la Défense), et là, le glas se mis à carillonner à toute volée.
En ce 22 mai 2015 fatidique, le roulage du fanion de la Poste aux armées sonnait la mise en sommeil de la Poste interarmées. En réalité, la Poste aux armées était morte.
Vive la PAA !
Que vive maintenant l'amicale de la Poste aux armées, jusqu'au dernier des mohicans !
Sens, Patrice Mournetas, 14 mai 2017.

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