Pèlerinage au Fort Neuf de Vincennes

S'il y a des lieux habités par les esprits, l'emprise du  casernement du Fort Neuf de Vincennes en fait assurément partie ! J'y avais effectué mes trois jours en 1975 au centre de sélection et quelque mois plus tard, en juin 1976, mon service militaire. A cette époque, je ne me doutais pas que cinq ans plus tard j'y retournerais pour y accomplir mon détachement à la Défense en tant que volontaire pour le service de la Poste aux armées, et cela pour un an... préalable. Je m'imaginais guère, vingt-cinq ans plus tard et quelques mois y être resté aussi longtemps, et en 2009, à ma demande, devoir quitter ce service devenu interarmées pour durer (qu’ils nous disaient alors !!). En effet l'interarmisation avait fait long feu et la nécessaire loi des marchés publics s'imposait.
A l'instar d'une célèbre eau gazeuse, pschitt de la Poste interarmées (PIA) et sauve qui peut des fidèles et besogneux agents qui la composaient : "Par ici la sortie, pour ne pas dire la porte ! (Bien que cela fût pensé bien fort [et ce fût le cas concrètement pour certains d'entre nous, malheureusement] par certains de nos élites en uniforme d'assimilés, en fonction du faciès de l'impétrant). Évitons l'écueil des récriminations posthumes car nous, nous avons su garder notre honneur et notre esprit de service au sein des Armées, et par la suite dans les autres activités en d'autres institutions !

Après la mise en sommeil de la Poste au armées en mai 2015, tout le monde s'en souviendra, même ceux qui n'avaient pas été conviés, il parait que la caisse de l'union des cadres en activité de la poste interarmées était vide, et pour cause, avec une telle devise : Unir et bien servir, ils l'avaient (le dernier carré des mohicans [tiens, un autre nom moins correct me viens en tête]) tellement dévoyée qu'ils avaient siphonné toute l'oseille entre 2006 et 2012 ; un pactole de 45 992,56 € quand même ! (Cf. Le Huchet n°17 de juillet 2016 pages 114 à 119).




Donc en ce vendredi de mi-novembre où je devais aller visiter le HUB de Roissy, là où se trouve le service postal à l'international des militaires de la Défense (préparation d'un article pour le prochain Huchet de juillet 2017), pourquoi pas flâner en bordure du bois de Vincennes et au sortir du métro "Château de Vincennes" (terminus, tout le monde descend), ébloui par un soleil ouaté d'automne, mes pas m'ont instinctivement amené à franchir l'enceinte militaire et me diriger au-devant de vues spectrales d'un autre monde... qu'au travers de ces photos je vous fais partager. Par exemple, dans la montée de l'escalier de ce qui était, il y a encore peu de temps, la rampe d'accès à la direction centrale, on imagine mal au premier niveau (portes bleues) les services financiers et l'exploitation postale ainsi que le local technique de Daniel Simon.

Franchir le deuxième niveau de l'escalier procure quelques instants de nostalgie quand même (sauf pour les insensibles, assurément !), en imaginant qu'en haut des marches se trouvait la machine à café entourée de ses fidèles consommateurs, toujours prêts à rhabiller pour l'hiver le collègue d'un autre service, qui lui était convoqué...

Dans le couloir aux portes bleues à gauche et rouges à droite (sûrement que le pot de peinture n'avait pas été suffisant), il n'y a aucune trace des élites de la PIA qui œuvraient à cet étage, si ce n'est le petit panneau mural en liège à l’entrée à droite du corridor où était diffusée la docte information soigneusement concoctée de la mort annoncée du service, qui déjà n'était plus depuis belle lurette !
Les seuls locaux qui sont restés en l'état et qui ont conservés le même usage… ce sont les toilettes, tiens !? Pourquoi dans les sports de ballon, on dit : aux chiottes l'arbitre ? Toujours est-il que la fin de partie a été sifflée le 30 juin 2015 et que depuis 2005 avec l'arrivée "des liquidateurs", elle avait trop duré ! Depuis 2004/2005, entre faux semblants et façons expéditives, le sort mortifère était bel et bien décidé et la plaisanterie avait bien trop duré, bénéficiant qu'à quelques-uns (thuriféraires intéressés), accumulant OPEX et médailles. Aux ch...
Alea jacta est !  

Patrice Mournetas - Sens, le 01/12/16.

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